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Sejour sur la Costa

DSCN6202Fini les grosses chaussures de montagne ou les bottes de pluie. Place aux tongs et au bikini !!

4 jours sur la ruta del sol pour finir ce sejour en Equateur, que demander de mieux ??

Donc nous voici parti le mardi soir avec un bus de nuit. Arrivée le matin au lever du jour à Puerto Lopez, en même temps que les pêcheurs..

Nous allons nous installer dans un charmant petit hôtel bien et pas cher : l’Itopoa. Face à la plage et avec des petites cabanes sur pilotis pour chaque chambre.

Ensuite nous prenons un bus qui nous emmène à l’entrée du parc national de Machalilla. Nous attaquons une petite marche sous le soleil ardent, au milieu d’une végétation très sèche. Au bout d’une heure nous débouchons sur une jolie plage désertique : tortugita. On fait un premier arret bronzette et baignade. Enfin pour la baignade on ne se mouille pas trop car le courant est violent !

Ensuite on continue notre chemin pour rejoindre la plage réputée de los Frailes, qui est à mon gout beaucoup moins jolie que la précèdente et en beaucoup plus peuplée…

Le soir on retourne à Puerto Lopez pour y déguster Ceviche et Pina colada : le  duo infernal qui accompagnera toutes nos soirées !

Une série de bar avec leur toit en paille,  longe la plage. Chacun propose des hamacs et un petit feu sur la plage entouré par des chaises longues.

Nous faisons la connaissance d’un locaux bien sympa qui nous fait l’apologie de sa vie ici !

Le lendemain on part pour un tour sur Isla de la Plata, surnommée aussi les Galapagos des pauvres. Lors de la traversée nous avons apercus une baleine prise dans les filets qu’avaient laissés des pêcheurs. Nous nous sommes approchés de l’énorme bête et des membres de l’équipage ont sautés pour essayé de la délivrer. Malheureusement une autre baleine était venue à sa rescousse et, pensant qu’ils étaient là pour la chasser, elle essayait de les écraser… Etant donné le danger que cela représentait les membres del’équipage sont revenus à bord et ont appelés les gardes côtiers pour qu’ils viennent la récupérer avec un grand bateau. Puis nous avons continué notre chemin. Nous apprendrons plus tard qu’ils n’avaient pas pu trouver la baleine. Elle était donc morte, et tout ca parce que la compagnie touristique et ses clients voulaient continuer à faire le tour et non attendre pour aider à localiser la baleine.

Donc c’est ainsi que nous avons débarqué sur Isla de la Plata où nous avons fait une marche qui parcourait la moitié de l’île pour voir les oiseaux qui y vivaient. Ca a été un petit rappel des Galapagos car on y voyait les mêmes oiseaux. C’était sympa.

Après une brève excursions de snorkeling on est retourné sur la côte brassé par les énormes vagues qui faisaient bouger notre petite embarcation.

Le lendemain, Lise, la nouvelle coloque de Stephanie, nous a rejoint. On est resté sur Puerto Lopez pour faire du shopping et faire du farniente sur la page. Le soir des projections de courts métrages se déroulaient sur la plage.

Suite à ces films nous avons rejoins une bande de Puerto Lopeziens supers sympas pour papotter danser et tomar !

Le dernier jour on est allé faire un tour du côté de Montanita. En résumé c’est une station balnéaire connue pour sa weed et sa vague de surf. Il se dit que tout ce que tu ne peux pas faire ailleurs tu peux le faire à Montanita. Ambiance baba cool et sportif mais un peu trop touristique à mon goût. On y est juste passé la journée avant de reprendre un bus de nuit pour Quito.

Mais je garde en projet de retourner dans ce petit bled de pêcheurs pour y passer un peu plus de temps !

DSCN6055-2Me voici de retour de mon jungle trip dans la réserve de Cuyabeno, proche de la frontière colombienne.
Encore une fois une aventure magique dans le monde de mogglie.
Après avoir pris un bus de nuit avec la compagnie transesmeraldas je suis arrivée a Lago Agrio jeudi matin.
Ensuite j’ai rejoins le groupe dans un hôtel. Nous étions 9 (un couple de jeune hollandais, 2 jeunes américaines, une famille de 4 américains et 2 israéliens (père et fils).
Nous avons pris un mini bus pendant 2h30 qui nous a emmené à la rivière où le guide et le conducteur du bateau nous attendaient pour 3h de navigation.

Ils nous acheminés a notre camp de base : Jamulodge. Le site était fait de jolies cabanes en bois avec des toits de pailles. Les cabanes n’ont pas vraiment de mur ce qui a été parfois problématique lorsque je voulais prendre une douche et que les indigenes du lodge travaillaient dans le jardin où donnait la salle de bain… Il n’y avait pas non plus d’électricité donc le soir on vivait dans la lumière tamisée des bougies. Magique ! L’ambiance idéale pour jouer au loup garou.
Ensuite ils nous ont amené a la laguna grande pour faire un petit saut dans l’eau au coucher du soleil.
Sur le chemin on est allé observer les dauphins roses. Puis on est dans une lagune ferme par un barrage en plastique
du fait des degats humains : des reserves de petroles se sont en effet deverses dans la riviere il y a 5 ans, polluant
les lits des cours d’eau.
Le lendemain on est partis sur un sentier pour faire de l’observation d’animaux. Mais on a pu déguster des fourmis au goût de citron.
Puis pour rentrer au logde nous avons ramé sur nos petits canoës. Ça a été l’occasion de se prendre une saucée monumentale et de comprendre ce que c’était que la pluie en Amazonie : en 5 secondes trempée jusqu’à l’os.
L’après midi nous sommes partis a la pêche au piranhas !! Bon j’ai pas encore le coup mais les gars en ont sortis 5. Donc on a pu admirer les quenottes afutées des bestioles.
Le lendemain on est parti faire une visite à une dame dans une communauté indigène voisine. Elle nous a montré son jardin où nous sommes alles récupérer du manioc. Pour se faire il fallait déraciner l’abre car le manioc comestible c’est les racines.
Celles de l’arbre que nous avions choisi etaient enormes. A la fin, comme nous arrivions pas a la sortir, j’ai mis la main sous la racine pour la soulever. Grave erreur !!! En effet les racines de manioc sont bien appreciées des fourmis géantes dont le poison peut etre mortel. Après avoir retiré la racine nous avons vus cette fameuse fourmi sortir pas loin de la où j’avais mis ma main quelques secondes auparavant. On peut dire que j’ai eu chaud ..
Ensuite nous avons peler, laver, grater les racines pour en faire une patte blanche. Puis nous avons pressee la pate pour faire ressortir les 50% d’eau qu’elle contient. Le liquide est ensuite utilisee pour faire une sauce tres piquante.
Nous avons frictionner le résidu sec pour en faire de la farine. Et enfin la farine a été étaler dans la poêle pour en faire des crêpes que nous avons dégustées.
L’après-midi nous avons rendu visite à des chamans de la communauté. Là la visite m’a paru un peu trop touristique a mon gout.
Mais sur le chemin nous avons fais 2 rencontres interessantes avec des anacondas..
La j’ai été très impressionnée par le conducteur du canoe. Je crois que si on devait lui donner un nom indien ça serait Oeil de Lynx. On était sur le bateau à 50km/h, et lui il a réussit a voir sur le bas cote un bebe anaconda enroule sur lui même et pose sur une branche de la même couleur que lui. Chapeau bas ! Ensuite il en a vu un, beaucoup plus gros cette fois, mais toujours a pleine vitesse.
Le soir nous avons fais une sortie nocturne ou nous avons vus des serpents, araignées, caïmans… Enfin pleins de bestioles sympathiques !
La encore j’ai été épatée par le guide. On naviguait à 50 km/h, dans la nuit, avec une pauvre torche pour éclairer la voie et lui il a réussit a voir dans la foret, juste en balayant avec sa torche, un serpent vert tout fin qui était enroule dans un arbre.

La dernière journée a été un peu moins rigolote car j’ai passé la journée dans les transports. Avec un départ à 9h30 du lodge on est arrivé à 14h à Lago Agrio. Là j’ai du trouver un taxi pour aller au terminal de bus. L’occasion encore une fois de ce faire un petit coup de frayeur… Je ne connaissais pas la route donc lorsque le taxi est sorti un peu de la ville et a commencé à emprunté un petit sentier en terre je me suis dis où làlà où est ce qu’il m’emmène. Mais il s’agissait bien du terminal de bus… Ouufffffff.

Ensuite sur la route nous avons eu le droit aux contrôles de papiers pour vérifier qu’il n’y avait pas de passagers illégaux dans le bus. Et sur le coup des 22h nous sommes enfin arrivés à Quito, dans le nouveau terminal. Rien à voir avec l’ancien tout délabré. Là ils avaient construit un énorme complexe moderne et propre. Seul inconvénient : il est situé loin de la ville donc pour rentrer le coup du taxi fait mal au fesses : 7 dollars !!

Les photos : http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/CuyabenoJuillet2009#

A l’assaut du Chimborazo

DSCN5956-2Lundi et mardi j’avais programmé de faire l’ascension du Chimborazo.

Dans le groupe il y avait 2 américains et 1 espagnol. Nous sommes arrivés au premier refuge du Chimborazo à 16H30, l’heure du diner ! La vue sur le Chimborazo était sublime. On a eu le droit a un splendide coucher de soleil.

Ensuite on est monté au deuxième refuge pour passer une courte nuit (de 20H à 23h). Comme d’hab j’ai une heure pour m’acclimater à l’altitude et m’endormir. Puis à 23h, heure où normalement on se couche et bien nous on s’est levé pour s’attaquer au monstre : le Chimborazo.

Pour les cordées, l’un des américains, qui ne se sentait pas bien dès le départ, est parti avec un guide. Et nous on a fait une cordée de 4. Bon déjà cette logistique ça réduit les chances d’aller au sommet.

L’ascension est plus technique et plus physique que le Cotopaxi. Au début on passe sous le castillo (rocher en forme de chateau) dans des zones de neiges et des zones de sables avec de la glace au dessous. Puis on arrive sur la crête où un petit raidillon glacé nous attendait et enfin l’itinéraire se poursuit sur une bonne pente de neige bien raide et régulière qui s’étend sur environ 600 mètres de dénivelé. La fin est plus plate et rejoins le sommet principal du Chimborazo.

A 5600m, au milieu de la pente raide, l’espagnol lâche… il se dés encorde pour ne pas nous pénaliser dans l’ascension et dit au guide qu’il redescend. Le guide n’est pas d’accord, car le raidillon en glace est dangereux à passer. Il lui demande donc de l’attendre pour le franchir et d’essayer plutôt de continuer à monter doucement. Pour l’espagnol c’est hors de question, il est trop fatigué et redescend. Il nous attendra plus bas si il n’a pas trop froid… 20 mètres plus loin c’est au tour de l’américain. De même que l’espagnol, il se désencorde et le rejoins. Il ne restait plus que moi et le guide. Etant donné que les 2 autres étaient seuls et que le guide ne voulait pas qu’ils franchissent les passages délicats en solo là je me suis dit : l’ascension c’est mort, on continue pour me faire plaisir mais j’attendais l’excuse pour redescendre…

L’excuse c’est présentée à 6100m à seulement 200m du sommet. La neige était un peu plus molle et donc il était plus difficile de faire la trace donc le guide, un peu flemmard et surtout un peu angoissé à l’idée de ce qui pouvait se passer avec les 2 clients (ce qui peut se comprendre), à décider qu’il fallait redescendre.

C’est donc pleine de déception que j’ai attaqué la descente. Nous avons ensuite rejoins les 2 autres pour passer ce fameux passage puis on est retourné à la voiture puis à Quito.

Bon je suis un peu triste de ne pas avoir atteint le sommet de cette magnifique montagne mais c’est vrai que les chances d’y arriver était limitée. Encore plus du fait d’avoir pris l’option économique en groupe car ça dépend non seulement des conditions météorologiques, du vent, de la neige, de sa propre condition physique, de son acclimatation… mais également de celles des autres. Et plus on est nombreux plus les chances diminuent.

Donc je retenterai ce sommet, en espèrant retrouver les mêmes conditions que celles de cette fois. Mais cette fois celle avec un guide.

Les photos : http://picasaweb.google.com/lydia.bou74/ChimborazoJuillet2009#

Imbabura

DSCN5929-2Vendredi soir le taxi lago vient nous chercher pour nous emmener à Ibarra. On a prefere cette option a celle du bus car en ce moment avec les changements de terminaux de bus c’est un peu le bordel !!

A Ibarra c’est un couple d’une communauté voisine, San Clemente, qui vient nous attend. Un mot pour les qualifier : ADORABLES. On a été impressionné par l’accueil. Ils se pliaient en 4 pour nous.

On arrive chez eux; dans une maison très coquette. Ca nous change des habitations qui sont généralement non finis. Un petit lit douillet nous attend pour une courte nuit car le lendemain le réveil est à 4h30 !

Le lendemain une petite surprise nous attend au peti-déjeuner : des crêpes avec du nutella !!! J’avais fait une croix dessus en Equateur vu le prix que coûte le pot.

Après ce délicieux petit-déjeuner on est parti à l’assaut de l’Imbaburra (la montagne qui surplombe la communauté du haut de ses 4609m.

La montée est superbe, toutes les montagnes sont dégagées (pour une fois !). On a donc une vue splendide sur le Cayambe, les Antisanas, le Cotopaxi, les Illinizas, le Chimborazo, en particulier depuis l’arrête sommitale qui fait le tour du cratère.

Ensuite on s’attaque à une interminable descente pour être de retour à 1h30 où de nouveau un succulent repas nous attend.

Ensuite les parents nous ramènent à Ibarra pour qu’on reprenne le bus pour Quito car un évènement à ne pas manquer se prépare : la despedida de Charlotte. On profite des 3h30 de route pour faire un som.

Le lendemain, un peu dans les vapeurs après la soirée, je repars pour l’ascension du Pichincha. Le temps était tellement clair pour une fois, ça aurait été dommage de rester sur Quito.

Arrivée au sommet un chemin qui part de l’autre côté de la montagne attire mon attention. C’est celui qui rejoins l’autre Pichincha. Tiens, et si j’essayais … au début c’est une grande descente dans le sable.. La remontée risque d’être dure… Puis on suit une crête. Le temps commencait à se couvrir et mon objectif était encore loin donc je décide de retourner sur mes pas. Dans la descente : SURPRISE !! Une jeune femme qui était de profil portait le même bonnet que Steph avec le même lunette. Impossible que ce soit elle, elle était malade et fatiguée de notre rando d’hier. Elle se retourne: naaannn ! Stephiii ! Bon bah c’est reparti je te raccompagne au sommet !!!

Dans la descente on fait la rencontre d’un allemand bien sympa puis on va finir la journéé autour d’un petit verre dans la Mariscal.

Les photos de l’Imbabura : http://picasaweb.google.com/lydia.bou74/ImbaburaJuillet2009#

DSCN5890-2Pour bien commencer le week-end, la nuit du vendredi a été dédiée a la despedida de notre chère et tendre Marionnette…

Ensuite la journée de samedi fut une journée “sportive” à Quito, pour changer…

Et le soir, le prétexte pour refaire la fête fut l’anniversaire de Steph !

Ensuite à 1h du matin un 4×4 est venu me chercher directement pour aller aux Illinizas. Au moins le fait de ne pas dormir ça m’a évité un réveil difficile à minuit !

Dans la voiture ils y avaient les 2 gars que nous avions rencontré au refuge du Cotopaxi. Enfin je dis “gars” mais il s’agissait du directeur de la banque internationale d’Equateur. Rien que ça… Et de son guide.

Ils m’avaient contactée dans la semaine pour faire de la montagne. Une proposition tombée du ciel car je n’arrivais pas à trouver de compagnon de cordée… Et le guide, Jaime Avila de son petit nom, m’avait gentillement invité pour l’occasion. Juste à payer les frais de transports… Je dirais que jai les fesses bordées de nouilles…

Bon donc on est parti bien tôt pour commencer la marche à 3 heures du matin. A 5h on est arrivé au refuge pour prendre le petit déjeuner. Quand on est reparti le temps était toujours aussi pourri : pris dans les nuages avec la pluie et la neige. Mais bon ça mettait l’ambiance.

La suite fût un peu plus difficile… Tout d’abord la pente de neige est très raide sur environ 500 mètres de déniv donc ça échauffe bien les mollets. Ensuite après la première pente raide les conditions de neige n’étaient plus du tout bonnes. On voyait les anciennes traces qui faisaient demi tour au fur et à mesure de l’ascension et les notres qui poursuivaient…

On passait sur d’énormes plaques. A chaque pas le socle de neige sur lequel on était résonnait, ce qui n’était pas très rassurant … A un moment Jaime est parti sur une énorme plaque qui faisait un bruit plus que douteux. Avec Jonas on a refusé de monter et demander au guide de redescendre pour contourner la plaque. Si y a quelque chose auquel il faut faire gaffe ici c’est que les gens ont moins la notion de danger que chez nous et du coup pour eux c’est ça passe ou ça casse !! Donc vu que ça risquait de casser on est passé à côté. Ensuite on a continué et dans la rampe sommitale, à 80 mètres du sommet, une énorme plaque instable nous a contraint à faire demi-tour… Snif, si proche du but… Mais en même temps vu qu’on ne voyait pas à 20 mètres on aurait pas pu admirer le paysage.

Donc on est redescendu directement à la voiture puis retour sur Quito par la super piste des Illinizas !!

A Quito jai rejoins mes amis français pour prendre un pot au soleil pour arroser ce “Quasi Sommet”…

Les photos : http://picasaweb.google.com/lydia.bou74/IllinizasSud0507#

Les Andes Boliviennes

DSCN5747-2Après ce petit trip sur l’Altiplano je suis repartie avec Florian en direction de Lapaz par le bus de nuit.

Le lendemain nous sommes arrivés vers 7h pour une longue journée de descansado (organisation de la suite, recherche de l’hôtel, mission cadeaux…).

Le dimanche on est parti à l’attaque de la descente de la mort !!! Un minibus nous a monté à 4700 mètres d’altitude pour nous laisser savourer une descente de plus de 3000 mètres de dénivelé. L’équipe était composé de 4 français, 1 suisse, 1 israélien et 1 espagnol et elle était encadrée par 3 boliviens.

Au debut on a emprunté la route goudronnée avec les voitures puis au bout d’une heure on a débouché sur cette fameuse route de la mort. Bon alors cette appelation etait surtout valable avant, il y a 5-6 ans, quand la route était encore ouverte aux voitures. La c’était un peu le carnage car les voitures allaient vites, la route est très étroite et le précipice très très impressionant. Maintenant il n’y a plus qu’un mort par an environ; et pis celui de l’année avait déja eu lieu le mois dernier. Un jeune anglais qui essayait de suivre son guide et qui a perdu le contrôle dans un virage. Il a donc filé tout droit dans le précipice. Tout en nous racontant ce genre d’histoire morbide, les guides étaient mort de rire. La vision de la mort est vraiment différente ici par rapport à chez nous. Pour nous c’est quelquechose de catastrophique alors que pour eux c’est assez banal. De même pour le risque : en france la route aurait déjà été fermée depuis belle lurette mais ici la société est beaucoup moins aseptisée (bien heureusement) du coup malgrè les accidents la route est ouverte et sans barrière…

A la fin, quand la route était moins impressionante, on a pu lâcher les freins. Malheureusement le guide les a un peu trop lâché et il a perdu le contrôle de son vélo faisant une violente glissage sur le sol. Bilan : vilaine ouverture de la main et du coude.

Pour finir nous avons rejoins une maison avec un jardin luxuriant, des hamacs, une piscine et un buffet géant… De quoi finir la journée en beauté.

Le lundi on est parti en direction du camp de base du Pequeño Alpamayo. Superbe. Il est situé à 4600 mètres d’altitude, au pied d’un lac, entouré par les montagne et peuplé de lama… Normalement on avait prévu de dormir sous tente mais la cabane des pêcheurs était ouverte on a donc passé la nuit dedans.

Le lendemain le lever fut matinal : 3h. Nous sommes arrivés vers l’arrête sommitale du Pequeño Alpamayo au lever du soleil. Altitude du sommet (5 300m). Ensuite nous sommes redescendu et nous sommes rentrés à Lapaz dans l’aprem.

Le mercredi ca a été rebelotte. On est parti dans la matinée en direction du Huayna Potosi. Par contre je ne me sentais pas du tout bien. Fièvreuse avec une bonne turista, je pensais déjà abandonner l’ascension… Je suis quand même montée au refuge et on s’est couchés très tôt. En général le sommeil ça retape. Et c’était vrai.. Le lendemain je me suis réveillée par trop mal à 2h du matin, prête pour tenter l’ascension. Le ventre à moitié vide et bien perturbé, mais l’esprit bien déterminé pour monter au sommet, on est parti sur le glacier. Nous sommes montés très vite car nous êtions déjà au sommet que le soleil n’avait pas encore montré le bout de son nez. J’étais fier de Flo qui malgrès son peu d’expérience en cramponnage et le fait qu’il vivait au niveau de la mer, avait réussit à monter sans problème.

Le jour n’a pas tardé à se lever et nous avons pu découvrir et contempler le superbe paysage qui nous entourait.

Encore sous l’excitation du merveilleux sommet que nous venions de faire, je demandais au guide si il était possible de repartir en montagne le lendemain pour une dernière escapade avant mon vol. L’idée de rester 2 jours à Lapaz, seule, ne m’enchantait pas vraiment.

Mais plus la journée avancait et plus je regrettais mais décision… La fatigue s’emparait de nous, la maladie revenait et tout ce qui va avec. Mais c’était trop tard, je m’étais engagée.

Le lendemain j’avais rendez-vous avec le guide à 5h du matin à l’hôtel. Nous sommes repartis sur le même chemin que pour le Pequeño Alpamayo mais sur le chemin on est resté bloqué sur une rivière gelée. Après avoir essayé de pousser la voiture sans succès on a du soulever les pneus un à un pour casser la glace et mettre des bottes de terre à la place. Au bout d’une heure nous avons réussi à nous sortir de ce piège.

La montée fut longue, dure car plus technique et avec la fatigue ça n’arrangeait pas les choses. Mais c’était tellement beau. Nous sommes arrivés en haut un peu tard et il a fallu courrir à la descente pour passer tous les passages difficiles avant la nuit. Ca stressait un peu le guide. A un moment il a fallu passer la rimaye. Aldo, qui ne voulait pas traîner me criait “Allez fonce !!” Mais de là où il était il ne voyais pas l’énorme trou qu’il y avait à côté du pont de neige et surtout la petite fissure qui passait sur le pont de neige. Peu confiante j’ai posé juste un pied et je restais cramponnée avec ma main sur le piolet à côté du pont. Au moment de poser mon pied une partie du pont s’est effondrée… On est donc passé un peu plus loin avec le coeur qui battait à 100 à l’heure au moment de franchir le pont.

Ensuite on a couru à la voiture et on est arrivé à Lapaz, épuisée, à 21h30.

Pour la dernière journée à Lapaz ça a été beaucoup plus tranquille. J’ai arpenté les rues à la recherche des derniers souvenirs puis en fin d’après-midi je suis partie à l’aéroport. Là bas j’ai eu la charmante surprise d’apprendre que le vol était annulé et reporté au lendemain matin. Ils nous ont donc offert la nuit dans un hôtel 5 étoiles, les repas et les transferts. Durant le nuit les quartiers de Lapaz étaient bien animés. Entre la San Juan (St Jean) et la fête des gay qui défilait devant la rue de l’hôtel, il y avait de quoi faire.

Au petit matin je suis repartie en direction de l’aéroport pour Quito. Heureusement j’ai rencontré une équatorienne qui était dans le même cas que moi et on a pu s’entraider à l’aéroport parce que forcément quand on change d’avion il y a toujours des petits imprévus qui arrivent.

Photos de la descente de la mort: http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/BolivieDescenteDeLaMortJuin2009

Photos du Pequeño Alpamayo : http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/BoliviePeqenoAlpamayoJuin2009#

Photos du Huayna Potosi : http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/BolivieHuaynaPotosiJuin2009#

Photos de la tête du condor : http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/BolivieTeteDuCondorJuin2009#

DSCN5714-2Départ le lundi 15 juin au matin. J’apprends que l’aéroport est fermé pour cause de mauvais temps et donc que les avions partiront en retard. Çà tombe bien j’avais déjà très peu de temps pour changer d’avion à Lima… Mais bon c’est l’Amérique du sud, tout peu s’arranger. La le retard n’était pas énorme et le deuxième vol était lui aussi en retard. J’ai donc pu rejoindre Lapaz en milieu de journée sans soucis.

La vue depuis le hublot était à un niveau 5 étoiles. La chaine de la Cordillère défilait derrière la vitre et l’arrivée à Lapaz était très impressionnante.

A l’aéroport, je fut accueillie par Juliette (gérante de l’agence de voyage Llama trek que je recommande pour leur gentillesse et leur professionnalisme). J’avais eu pas mal d’échos comme quoi il arrivait que les taxis emmènent les voyageurs dans des coins sombres et retirés pour leur prendre leur carte de crédit et les violenter jusqu’à ce qu’ils donnent le code…

Une fois n’est pas coutume, l’altiplano était bloqué pour cause de grève donc ça a été délicat de trouver un transport jusqu’au centre.

Après quelques recherches et des changements de transports pour passer les barrages, nous sommes enfin descendues de l’altiplano pour entrer dans Lapaz : ville impressionnante construite sur les flancs abruptes des montagnes. Comme en Équateur, les maisons sont toutes accolées les unes aux autres et donnent l’impression d’avoir été laissée en plein chantier. Est ce parce que les gens n’ont pas les moyens d’achever leur bâtisses ? Ou alors parce que, comme au Pérou, une maison qui n’est pas finie paye moins d’impôts ??? Je n’ai pas la réponse mais toujours est-il que ça laisse une impression un peu sale.

Le soir j’ai pris un bus de nuit avec la  compagnie Todo turismo pour rejoindre le sud du pays (j’apprendrais plus tard qu’elle est la plus luxueuse du pays). Bon alors faut mettre des guillemets quand on parle de luxe ici car le bus était un bus normal mais il est le seul à avoir le chauffage (ce qui n’est pas négligeable quand il fait -25 degrés dehors), et il n’y a pas de risque de perdre de bagages en route car il ne s’arrête qu’une fois. Les autres bus sont pour certains de vieux bus  en provenance du Pérou qui ne peuvent plus passer le contrôle technique.

Enfin bon notre super bus de la mort à 33 dollars le voyage a quand même crevé sur la route. Euuh pardon la piste…

Mais je crois que c’était plutôt de la faute de notre chauffeur de rallye… les pauvres pneus n’ont pas tenu le coup.

Dans le bus j’ai fais la rencontre d’une anglaise bien sympa puis nous avons essayé de dormir malgré les secousses du bus dues à l’état de la route.

Le lendemain j’ai glandouiller dans le no man’s land qui se prénomme Uyuni car l’idée était de partir le même jour que Flo pour qu’on puisse se rejoindre sur les camps le soir. Donc ça m’a valu une journée dans les rues poussiéreuses et désertiques de la ville, isolée au milieu du désert. Le seul point d’intérêt du lieu est d’être l’un des deux points de départ de Bolivie pour les circuits au Salar, du coup les touristes sont agglutinés sur la place centrale ce qui fait un fort contraste avec les autres rues qui elles ne sont fréquentées que par les pauvres locaux.

Pour m’occuper j’ai décidé d’aller faire un petit tour autour du village dans le désert. Quelle promenade !! En fait les alentours du village ne sont pas vraiment appropriés pour faire une ballade mais au moins ça permet de voir comment vivent les gens du village. Les poubelles sont agglutinées autour du village. C’est comme si chacun avait un terrain à l’intérieur du village pour la maison et un à l’extérieur pour les poubelles. Les femmes viennent avec les déchets et font parfois un petit feu pour les brulés. Sinon les cochons se chargent de tout ce qui est “comestible”.

Et parmi les poubelles des cadavres de clébards s’ajoutent à ce désert de déchets.

Après avoir eu cette vision d’horreur avec les poubelles j’ai eu le plaisir de voir que non seulement c’était une déchèterie mais que également il s’agissait des sanitaires géants de tout le village. L’évacuation n’étant pas très élaborée, la seule manière de ne pas boucher la cuve doit surement être d’aller faire ses besoins dehors. Du coup en me promenant je voyais les gens qui sortaient en bicyclette ou en voiture pour déposer leur offrande puis rerentrer une fois la chose achevée. Une fois que j’en avais assez vu je me suis décidée à rentrer, un peu écœurée….

Le lendemain le départ en 4X4 eu lieu à 11h. La voiture était remplie avec le chauffeur, la cuisinière, 3 polonais et 2 belges, tous fort sympathiques.

Cette première journée nous avons rejoins la laguna colorada après 5h de tape cul dans la voiture. La route était superbe. Nous avons passé une forêt de rochers aux formes toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Ça m’a rappelé un peu canyonland ou les Arches des States. Pour finir nous avons pu profiter d’un superbe coucher de soleil sur la laguna colorada peuplée de ses flamands roses. Mais en même temps que la nuit tombait un froid glacial s’installait. On est donc vite allés se réchauffer autour d’un poelle avec une tisane arrosée de rhum amené par les polonais. Puis je suis allée rejoindre Flo dans le bled.

Le lendemain le départ a été trés matinal car la journée allait être bien longue. Mais malheureusement nous n’avons pas entendu le réveil… Le chauffeur est arrivé furax à 5h50 alors que le départ était prévu pour 6h. Nous avons donc eu droit à un réveil digne de ceux de l’armée avec le ton qui va avec… 15 minutes plus tard tout le monde était dans la voiture. Primero direction les geysers. Le paysage était lunaire et il faisait un froid de canard… Je dirais -20. Du coup on s’approchait le plus possible des geysers pour se réchauffer, mais l’arrêt fut quand même rapide car on est vite retourner se réfugier dans la voiture.

Ensuite on s’est dirigé vers la laguna verde. Mais pour le coup elle n’était pas verde pour un sous car l’eau change de couleur dans l’aprem.. Mais pour nous consoler on nous a servi un bon petit déj avec des pancakes et on est allés faire un plouf dans les sources d’eau chaude. Ca a été l’occasion de se décrasser un peu de tous ces jours sans douche…

Ensuite la journée a été longue. Nous avons du rouler une dizaine d’heure sur les pistes. Sur la route nous avons croisé la laguna colorada (un peu plus colorée que la veille), l’arbre en pierre, et 5 autres jolies lagunes. Pour finir nous avons rejoins San Juan en passant par un bébé désert de sel au coucher du soleil.

Le lendemain nous sommes à nouveau partis très tôt car l’idée était de voir le lever du soleil sur le Salar qui se situait à 1H de route.

Nous avons été récompensés par un splendide spectacle. Chaque minute les couleurs changaient sur le salar, passant du noir au bleuté, à l’orangé puis au blanc. L’immense étendue de sel (égale à la moitié de la Belgique) était quadrillée de toute part.

Au milieu se trouvait l’Isla del Pescado, le spot pour les photos.

Après avoir fait notre séance photographie nous sommes allés visiter l’hôtel de sel et nous sommes rentrés à Uyuni en début d’après-midi.

Les photos : http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/BolivieSalarJuin200902

un15kgaleria4_1Normalement ce week-end était réservé pour faire l’ascension du Chimborazo avec Xavier (un français qui a passé quelques temps dans l’hôtel où je bosse). Malheureusement, après la claque qu’on s’était prise quelques jours auparavant en tentant l’ascension du Cayambe (vent glacial et pluie qui nous ont obligés à faire demi tour), et comme le temps n’avait pas l’air gégé et bah on y est pas allés…

Du coup j’ai pu participé au plus grand évènement sportif de Quito : la carrera Quito ultimas noticias : 15 km dans les rues de Quito, 10 000 inscrits, 4000 non inscrits mais qui courrent quand même, et tout le monde dans les rues. Un grand moment !!

Parfait pour décuver de la soirée de la veille …

Cotopaxi, acte 2

DSCN5396-1Décidément ce Cotopaxi, j’y ai vraiment pris goût ! Après un petit footing et de moultes hésitations quant à la destination du week end nous décidons de partir direction : le parc du Cotopaxi. Toujours avec la Steph.
Le bus nous dépose au milieu de nulle part, enfin presque … une petite pancarte et une maison indiquent l’entrée du parc du Cotopaxi à quelques kilomètres !
On trouve une camionette pour 10 dollars au lieu de 30 ! Elle nous mène à la lagune au pied du Cotopaxi. Normalement nous avions prévus d’aller directement à l’auberge dans la plaine du Cotopaxi mais nous avons été attiré par le refuge et le glacier qui nous surplombaient, à 4h de marche. Heureusement un 4×4 avec 3 argentains, à la vue de 2 nenettes, seules, au milieu du paramo, se sont arrêtés et nous ont gentillement proposé de nous monter au parking du refuge.
Ensuite, au refuge ils nous ont payé la petite Cerveza ! Ah sympa ces argentins. Un poil crâneur mais sinon adorables et très drôles !
Charmées par l’ambiance qui se trouvait dans le refuge on décide de rester dormir dans les hauteurs. Le gardien nous prette le sac de couchage et nous offre le couvert. A table on s’installe avec un allemand et son guide.
Après quelques échanges on apprend que cet allemand est en fait le directeur de la banque internationale en Equateur !
Ce fut une très bonne soirée, passée en compagnie de ce directeur (pas du tout grosse tête et son guide aussi rigolo et sympathique).
Le lendemain levé ultra tôt pour marcher aux alentours du refuge et sur le glacier. Puis on est redescendu pour rejoindre l’hotel Tambopaxi au milieu de la plaine. Sur le chemin nous avons rencontré chevaux sauvages, lamas et cadavre de cheval sauvage (il s’agit de chevaux faibles tués par les gardes du parc pour nourrir les condors).
Ensuite on a rejoint l’allemand et son guide pour le café et ils nous ont ramenés à Quito par une jolie petite route. Sur le retour on s’est arrêtés au barbecue organisée à l’occasion du départ de la plus grande équipe d’expédition de l’Equateur !
J’avais eu l’occasion de voir leur exploit 2 semaines auparavant à l’occasion de la projection de leur film sur les 14 8000m qu’ils avaient enchaînés sans oxygène. Et là on était invité à leur barbec. A la vie nous réserve bien des surprises !!

Les photos : http://picasaweb.google.com/lydia.bou74/Cotopaxi23105#

IMG_6419Après un vendredi soir bien arrosé je suis partie avec Steph à Destination de Papallacta (bled perdu au milieu de la montagne et réputé pour ses sources d’eau chaude). Bon là on y allait pas pour le bain mais pour aller découvrir les possibilités de bloc du site !
Alors pour y aller c’est encore l’expédition… Une route qui se fait en 30 minutes en voiture, dure environ 2h30 en bus. Il passe par tous les petits bleds pour se remplir, puis il y a la pause bouf… Enfin bon on arrive en milieu d’aprem à destination. Et en plus le bus ne nous laisse pas au bon endroit donc on doit marcher 5 km avant d’arriver au site de bloc pour rejoindre nos amis grimpeurs. Le site est superbe, au milieu d’une végétation dense, les blocs sont assez durs mais biens sympas.
Le lendemain c’est session jogging dans Quito (premier en 3 mois), je rentre au bout de 3h la gorge brulée par la pollution…
Puis l’aprem je rejoins Steph au Rocodremo (un grand module extérieur pour grimper). On arrrive et on apprend qu’un gars a fait une chute du sommet (soit à environ 15 mètres) jusqu’au sol…
De quoi mettre en confiance surtout vu la gueule des dégaines ! Mais qu’est-ce que ça fait du bien de grimper autrement que sur des blocs!

Les photos de Papallacta : http://picasaweb.google.com/lydia.bou74/BlocsPapallacta2305#

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