Départ le lundi 15 juin au matin. J’apprends que l’aéroport est fermé pour cause de mauvais temps et donc que les avions partiront en retard. Çà tombe bien j’avais déjà très peu de temps pour changer d’avion à Lima… Mais bon c’est l’Amérique du sud, tout peu s’arranger. La le retard n’était pas énorme et le deuxième vol était lui aussi en retard. J’ai donc pu rejoindre Lapaz en milieu de journée sans soucis.
La vue depuis le hublot était à un niveau 5 étoiles. La chaine de la Cordillère défilait derrière la vitre et l’arrivée à Lapaz était très impressionnante.
A l’aéroport, je fut accueillie par Juliette (gérante de l’agence de voyage Llama trek que je recommande pour leur gentillesse et leur professionnalisme). J’avais eu pas mal d’échos comme quoi il arrivait que les taxis emmènent les voyageurs dans des coins sombres et retirés pour leur prendre leur carte de crédit et les violenter jusqu’à ce qu’ils donnent le code…
Une fois n’est pas coutume, l’altiplano était bloqué pour cause de grève donc ça a été délicat de trouver un transport jusqu’au centre.
Après quelques recherches et des changements de transports pour passer les barrages, nous sommes enfin descendues de l’altiplano pour entrer dans Lapaz : ville impressionnante construite sur les flancs abruptes des montagnes. Comme en Équateur, les maisons sont toutes accolées les unes aux autres et donnent l’impression d’avoir été laissée en plein chantier. Est ce parce que les gens n’ont pas les moyens d’achever leur bâtisses ? Ou alors parce que, comme au Pérou, une maison qui n’est pas finie paye moins d’impôts ??? Je n’ai pas la réponse mais toujours est-il que ça laisse une impression un peu sale.
Le soir j’ai pris un bus de nuit avec la compagnie Todo turismo pour rejoindre le sud du pays (j’apprendrais plus tard qu’elle est la plus luxueuse du pays). Bon alors faut mettre des guillemets quand on parle de luxe ici car le bus était un bus normal mais il est le seul à avoir le chauffage (ce qui n’est pas négligeable quand il fait -25 degrés dehors), et il n’y a pas de risque de perdre de bagages en route car il ne s’arrête qu’une fois. Les autres bus sont pour certains de vieux bus en provenance du Pérou qui ne peuvent plus passer le contrôle technique.
Enfin bon notre super bus de la mort à 33 dollars le voyage a quand même crevé sur la route. Euuh pardon la piste…
Mais je crois que c’était plutôt de la faute de notre chauffeur de rallye… les pauvres pneus n’ont pas tenu le coup.
Dans le bus j’ai fais la rencontre d’une anglaise bien sympa puis nous avons essayé de dormir malgré les secousses du bus dues à l’état de la route.
Le lendemain j’ai glandouiller dans le no man’s land qui se prénomme Uyuni car l’idée était de partir le même jour que Flo pour qu’on puisse se rejoindre sur les camps le soir. Donc ça m’a valu une journée dans les rues poussiéreuses et désertiques de la ville, isolée au milieu du désert. Le seul point d’intérêt du lieu est d’être l’un des deux points de départ de Bolivie pour les circuits au Salar, du coup les touristes sont agglutinés sur la place centrale ce qui fait un fort contraste avec les autres rues qui elles ne sont fréquentées que par les pauvres locaux.
Pour m’occuper j’ai décidé d’aller faire un petit tour autour du village dans le désert. Quelle promenade !! En fait les alentours du village ne sont pas vraiment appropriés pour faire une ballade mais au moins ça permet de voir comment vivent les gens du village. Les poubelles sont agglutinées autour du village. C’est comme si chacun avait un terrain à l’intérieur du village pour la maison et un à l’extérieur pour les poubelles. Les femmes viennent avec les déchets et font parfois un petit feu pour les brulés. Sinon les cochons se chargent de tout ce qui est “comestible”.
Et parmi les poubelles des cadavres de clébards s’ajoutent à ce désert de déchets.
Après avoir eu cette vision d’horreur avec les poubelles j’ai eu le plaisir de voir que non seulement c’était une déchèterie mais que également il s’agissait des sanitaires géants de tout le village. L’évacuation n’étant pas très élaborée, la seule manière de ne pas boucher la cuve doit surement être d’aller faire ses besoins dehors. Du coup en me promenant je voyais les gens qui sortaient en bicyclette ou en voiture pour déposer leur offrande puis rerentrer une fois la chose achevée. Une fois que j’en avais assez vu je me suis décidée à rentrer, un peu écœurée….
Le lendemain le départ en 4X4 eu lieu à 11h. La voiture était remplie avec le chauffeur, la cuisinière, 3 polonais et 2 belges, tous fort sympathiques.
Cette première journée nous avons rejoins la laguna colorada après 5h de tape cul dans la voiture. La route était superbe. Nous avons passé une forêt de rochers aux formes toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Ça m’a rappelé un peu canyonland ou les Arches des States. Pour finir nous avons pu profiter d’un superbe coucher de soleil sur la laguna colorada peuplée de ses flamands roses. Mais en même temps que la nuit tombait un froid glacial s’installait. On est donc vite allés se réchauffer autour d’un poelle avec une tisane arrosée de rhum amené par les polonais. Puis je suis allée rejoindre Flo dans le bled.
Le lendemain le départ a été trés matinal car la journée allait être bien longue. Mais malheureusement nous n’avons pas entendu le réveil… Le chauffeur est arrivé furax à 5h50 alors que le départ était prévu pour 6h. Nous avons donc eu droit à un réveil digne de ceux de l’armée avec le ton qui va avec… 15 minutes plus tard tout le monde était dans la voiture. Primero direction les geysers. Le paysage était lunaire et il faisait un froid de canard… Je dirais -20. Du coup on s’approchait le plus possible des geysers pour se réchauffer, mais l’arrêt fut quand même rapide car on est vite retourner se réfugier dans la voiture.
Ensuite on s’est dirigé vers la laguna verde. Mais pour le coup elle n’était pas verde pour un sous car l’eau change de couleur dans l’aprem.. Mais pour nous consoler on nous a servi un bon petit déj avec des pancakes et on est allés faire un plouf dans les sources d’eau chaude. Ca a été l’occasion de se décrasser un peu de tous ces jours sans douche…
Ensuite la journée a été longue. Nous avons du rouler une dizaine d’heure sur les pistes. Sur la route nous avons croisé la laguna colorada (un peu plus colorée que la veille), l’arbre en pierre, et 5 autres jolies lagunes. Pour finir nous avons rejoins San Juan en passant par un bébé désert de sel au coucher du soleil.
Le lendemain nous sommes à nouveau partis très tôt car l’idée était de voir le lever du soleil sur le Salar qui se situait à 1H de route.
Nous avons été récompensés par un splendide spectacle. Chaque minute les couleurs changaient sur le salar, passant du noir au bleuté, à l’orangé puis au blanc. L’immense étendue de sel (égale à la moitié de la Belgique) était quadrillée de toute part.
Au milieu se trouvait l’Isla del Pescado, le spot pour les photos.
Après avoir fait notre séance photographie nous sommes allés visiter l’hôtel de sel et nous sommes rentrés à Uyuni en début d’après-midi.
Les photos : http://picasaweb.google.fr/lydia.bou74/BolivieSalarJuin200902